BMO Banque de Montréal

La série Partenaires en affaires en Baladodiffusion

Entretien 7 – L'utilité de Facebook: comment les petites entreprises peuvent-elles en profiter?

André :
Bonjour, ici André Hains. Bienvenue à ce nouvel entretien dans le cadre de la série « Partenaires en affaires » au cours de laquelle on vous donne des conseils utiles et pratiques. Vous le savez déjà si vous nous avez écoutés dans les précédents entretiens. Alors, cette série d’entretiens en balladodiffusion a été développée de concert avec la Banque de Montréal. Tout au long de cette série, nous recevons des experts dans différents domaines qui vous fournissent des conseils et l’information requise pour mieux gérer votre petite entreprise et de façon plus efficace.

Pour ce nouvel entretien, nous recevons un spécialiste des technologies nouvelles notamment sur Internet, il s’agit de M. Michel Leblanc.

M. Leblanc, bonjour.

Michel :
Bonjour.
André :
M. Leblanc, on parle beaucoup actuellement dans les médias d’un nouveau phénomène en quelque sorte qui s’appelle « facebook ». Est ce que vous pouvez nous expliquer rapidement qu’est ce que c’est, ça, « facebook » pour les gens qui ne connaissent strictement rien là dedans?
Michel :
Bien, Facebook, c’est d’abord un site Internet.
André :
O.K.
Michel :
Et c’est un site Internet qui permet de faire du réseautage social. Donc le…
André :
Réseautage social, donc rencontrer d’autres gens d’affaires...
Michel :
Exactement.
André :
…mais sans se déplacer au terrain de golf, là.
Michel :
C’est en plein ça. Et en plus de solidifier la relation qu’on avec ces gens là.
André :
O.K.
Michel :
Alors évidemment, par exemple, une chambre de commerce dans le monde réel, vous allez là, vous rencontrez des gens. Vous donnez la main, vous discutez de qu’est ce qu’ils aiment, quels sont leurs intérêts…
André :
Oui, oui.
Michel :
… hors du travail parce qu’évidemment quand tu rencontres des gens pour la première fois et que tu ne parles strictement que de travail …
André :
Oui, c’est plus social au début.
Michel :
C’est en plein ça.
André :
O.K.
Michel :
Alors Facebook, c’est un peu la même chose mais sur une interface Web.
André :
Donc, on a accès à un public beaucoup plus vaste, pas seulement sur une base locale ou régionale, là.
Michel :
Effectivement, mais encore là, on a accès à un public beaucoup plus vaste en fonction de ce qu’on va faire dans le site comme tel.
André :
O.K.
Michel :
Un peu comme dans la vraie vie. Généralement, on commence par interagir avec des gens qu’on connaît déjà.
André :
Bien sûr.
Michel :
Donc, les gens qu’on connaît déjà, ils font partie de notre réseau rapproché et ils sont nos amis.
André :
Et ça fonctionne un peu par cercle concentrique. On élargit le réseau graduellement.
Michel :
Exactement.
André :
On rencontre beaucoup de monde, mais ça ne devient pas tous forcément des amis, ça peut être simplement des relations d’affaires ou vice versa, ça marche dans les deux sens ça.
Michel :
Exactement.
André :
O.K.
Michel :
Et comme dans la vie réelle, bien, des fois, il y a moyen de se réunir par champs d’intérêt. Alors là, dans Facebook on peut aussi créer ce qu’on appelle des groupes.
André :
O.K.
Michel :
Par exemple, vous êtes un résident de Montréal, bien, tu fais partie du groupe de Montréal.
André :
O.K.
Michel :
Vous aimez aller manger au restaurant, bien, vous pouvez partir un groupe des gens qui aiment aller manger au restaurant à Montréal.
André :
O.K.
Michel :
Puis là, bien vous allez pouvoir aller chercher des gens que vous ne connaissez pas nécessairement qui vont joindre le groupe que vous allez partir.
André :
O.K. Vous avez déjà un certain nombre de possibilités d’y aller par affinité. Vous aimez faire du vélo, vous avez des enfants qui font du sport, bien, vous essayez de trouver des partenaires dont les enfants font du sport et les mêmes sports que les vôtres éventuellement.
Michel :
Exactement.
André :
O.K.
Michel :
Et comme dans la vraie vie, bien, des fois ces intérêts là se concrétisent dans ce qu’on pourrait appeler un événement. Alors vous pouvez aussi créer des événements.
André :
O.K.
Michel :
Par exemple, moi, à titre gratuit, j’ai décidé de partir un groupe qui est le mouvement pour le déplacement de l’Homme de Calder. L’Homme de Calder…
André :
O.K.
Michel :
… est une sculpture qui est présentement sur l’Île Notre Dame.
André :
O.K. C’est assez colossal, là.
Michel :
Ah, c’est 60 pieds de haut.
André :
Oui, oui.
Michel :
C’est un chef d’œuvre reconnu mondialement de la sculpture abstraite et à peu près pas de gens à Montréal savent que cette sculpture là, qui vaut des millions de dollars, existe.
André :
Donc, il faudrait la déplacer à un endroit un peu plus passant peut être.
Michel :
Exactement. Et ça, ç’a été une idée qui avait été proposée à prime abord par le président de Tourisme Montréal lors d’une conférence en mars dernier. Donc, comme les choses ne bougeaient pas vraiment, moi, j’ai décidé de faire un groupe dans Facebook, des gens qui trouvent que ce serait une bonne idée de déplacer cette sculpture là au coin des rues avenue du Parc et des Pins.
André :
O.K. Qui vient d’être réaménagé, là.
Michel :
Exactement. Qui aurait un espace extraordinaire pour accueillir un chef d’œuvre tel que cette sculpture là.

Maintenant, faire un groupe, quand tu fais un groupe, bien évidemment le groupe va être diffusé auprès de ton cercle à toi. Et là, bien, dans ton cercle il y a des gens qui peuvent choisir de le rediffuser eux aussi à d’autres cercles.
André :
O.K. Donc ça fonctionne un peu… enfin j’allais dire sur le principe des lettres, mais ce n’est pas des lettres dans le fond parce que si c’est une question d’intérêt, les gens que ça n’intéressent pas passent par dessus simplement.
Michel :
Exactement.

Maintenant pour accélérer cette croissance là, ce que j’ai fait, c’est que j’ai aussi créé un événement.
André :
O.K.
Michel :
Et l’événement, bien, j’ai dit : « Écrivez au maire de Montréal, le lieu c’était votre ordinateur et la date, c’était à une telle date. Je vous invite fortement à faire connaître votre opinion sur la sculpture de Calder au maire de Montréal. » Alors, j’ai…
André :
Ça devient un groupe de pression à ce moment là d’une certaine manière.
Michel :
Exactement. Mais la beauté de ça, c’est que quand tu fais un groupe… quand tu fais un événement contrairement au groupe, l’événement, lui, peut s’inscrire dans toute la communauté de Montréal. O.K.? Il y a au delà de 200 000 personnes à Montréal qui font partie de Facebook. Alors là, au lieu d’être seulement affiché auprès de mon réseau qui compte à peu près 250 personnes, là tout d’un coup mon événement est affiché à 200 000 personnes.
André :
O.K.
Michel :
Le lendemain que j’ai créé l’événement, la Gazette a saisi cet événement là, en a fait une nouvelle. Le surlendemain, Radio Canada, TV, radio, après ça c’était La Presse, Le Devoir.
André :
Alors là, on parle à des milliers de personnes à ce moment là.
Michel :
Alors là, ç’a parti d’une idée qui était dans Facebook et là, c’est rendu dans les médias traditionnels.
André :
O.K.
Michel :
Donc, cet exemple là sert à illustrer ce que pourrait faire une personne d’affaires avec une idée pour promouvoir ses services et produits, mais de façon ludique un peu.
André :
O.K. Bien, ça m’amène un peu à l’autre question.

Si je comprends bien, n’importe qui ou à peu près peut aller sur ce genre de site de rencontre, là. Ce n’est pas réservé nécessairement aux gens d’affaires.
Michel :
Absolument pas.
André :
À moins d’aller dans un onglet, si je peux dire, où on parle de gens d’affaires et là, c’est surtout ceux là qu’on veut rencontrer.
Michel :
C’est une très bonne question d’ailleurs. C’est un groupe qui a d’abord été… Facebook a d’abord été fait pour les étudiants universitaires américains.
André :
O.K.
Michel :
Maintenant, c’est un groupe qui a grossi de façon exponentielle en incluant plusieurs autres étudiants d’autres universités et finalement, ça s’est ouvert au grand public. Ce qui fait qu’aujourd’hui la masse démographique la plus importante évidemment, on va dire que c’est le gens de 24 35 ans.
André :
O.K.
Michel :
O.K.? Donc… et ce n’était pas un outil d’affaires, mais évidemment comme toute technologie…
André :
Les gens d’affaires s’en sont emparé quand ils ont vu certaines utilités.
Michel :
Bien, ils ne s’en sont pas emparé encore, mais ils peuvent s’en emparer.
André :
O.K.
Michel :
Évidemment, si on parle par exemple, si je vous dis que CNN, si je vous dis que la CIA, si je vous dis que le Revenu américain ont eux mêmes créé des groupes d’employés dans Facebook
André :
O.K.
Michel :
…pour permettre aux employés de réseauter entre eux, bien, on comprend déjà que si des entreprises d’importance comme celles là se servent d’un outil comme Facebook qui est gratuit pour tout le monde …
André :
Qui… Ils ont vu des utilités, là.
Michel :
Bien, c’est ça. Une PME peut faire la même chose.
André :
O.K. Vous parlez de gratuité. J’imagine comme tout produit neuf comme les guichets automatiques, c’est gratuit au départ mais ça ne pourra pas être gratuit tout le temps parce qu’il y a des coûts de rattachés à ça, à l’opération d’un site comme ça. C’est la publicité qui va payer ça ou…?
Michel :
Bien, exactement. Toute la question, c’est la question du modèle d’affaires.
André :
O.K
Michel :
Et le modèle d’affaires de Facebook va être un modèle d’affaires qui va être basé sur la publicité mais qui va être aussi basé sur les données personnelles qui pourraient éventuellement être vendues contre rémunération.
André :
O.K.
Michel :
C’est un peu comme… je veux dire, la gratuité parfaite, là, on s’entend que…
André :
Il n’y a rien de gratuit dans ce bas monde, on s’entend là dessus.
Michel :
…bon, il n’y a rien de gratuit. Alors, si tu donnes des informations, bien, évidemment ces informations là ont de la valeur et cette valeur là pourrait être transmise à quelqu’un d’autre.
André :
On fait des listes de personnes qui viennent voir ça et on peut éventuellement vendre ça pour des opérations de marketing, des publics cibles, des groupes cibles, enfin, etc. qu’on peut constituer à partir de là.
Michel :
Éventuellement, mais on s’entend qu’au moment où on se parle, le modèle d’affaires est surtout basé sur de la publicité.
André :
Est ce que vous pouvez nous donner quelques exemples, M. Leblanc, de petites – si vous en connaissez, sans les nommer – de petites entreprises qui sont allées faire de la business, qui sont allées faire des affaires sur Facebook?
Michel :
Bien, certainement.
André :
Parce que les gens d’affaires, là, ont un temps qui est calculé, puis qui est assez limité. Alors, ils se disent, bien là, si je m’en vais là dessus, puis que je deviens accroc, puis que je perds mon temps là dessus, puis que je ne fais pas de business là dessus, est ce qu’il y a un risque comme ça ou si les gens d’affaires à votre connaissance y vont et retirent de là des choses intéressantes et éventuellement payantes?
Michel :
Bon, écoutez, sur Internet comme dans la vraie vie, c’est toujours intéressant d’avoir un calcul de retour sur l’investissement…
André :
Tout à fait.
Michel :
… et des mesures d’efficacité.
André :
Et là aussi le temps c’est de l’argent.
Michel :
Bon, et voilà! Et une mesure d’efficacité qui est très, très simple, pour n’importe quelle activité de marketing qu’on fait, c’est de mettre un numéro de téléphone différent pour l’activité qu’on fait. Alors, si le téléphone sonne, bien, tu peux compter combien de fois le téléphone a sonné et combien de ventes que tu as faites et calculer l’investissement qui te rapporte.

Maintenant, il y a un exemple très simple. Il y a un restaurateur du Vieux Montréal qui a ouvert un nouveau restaurant.
André :
O.K.
Michel :
O.K. Lui, il a beaucoup, beaucoup de clients et il a beaucoup, beaucoup d’amis. Il est rendu autour de 600 personnes dans son réseau Facebook. Alors évidemment, lui, bien, dans son réseau, il se sert de son réseau pour dire tous les événements qu’il va y avoir à son restaurant bar, mais il fait aussi des événements comme je vous ai expliqué tout à l’heure qu’on peut faire des événements qui vont, eux, être affichés à 200 000 personnes à Montréal.
André :
Oui, oui.
Michel :
Donc, ça ne lui coûte absolument rien de faire un événement. Il a dit, bon bien, tel jeudi soir il y a un party de…
André :
Il y a un meeting chez nous sur tel sujet…
Michel :
… sur telle affaire, exactement.
André :
… d’intérêt commun avec des prix spéciaux.
Michel :
Exactement. Donc là, lui, il a trouvé une manière de se faire une publicité qui rejoint 200 000 personnes, qui ne lui coûte strictement rien d’autre que son propre temps…
André :
O.K.
Michel :
…et qui attire des gens dans son bar restaurant qui soit dit en passant est tout le temps, tout le temps, tout le temps plein. Donc…
André :
O.K. Ça donne des résultats en tout cas dans son cas à lui, là.
Michel :
Dans le marketing Internet, quelqu’un qui n’a pas des budgets à tout casser mais qui a de l’imagination, qui comprend bien les mécanismes peut tirer très, très bien son épingle du jeu. Ça permet d’avoir une vélocité qui va être très rapide et très efficace et qui donnerait un retour sur l’investissement de beaucoup supérieur à ce que vous feriez comme placement dans un média traditionnel.
André :
O.K.
Michel :
Maintenant, ce n’est pas donné à tous d’avoir de l’imagination ou d’être créatif, on s’entend là dessus.
André :
Bien, je vous remercie beaucoup.
Michel :
C’est moi qui vous remercie.
André :
Alors, voilà donc, c’est le genre d’information qu’on vous donne, des nouveaux outils de marketing et de plus en plus vous allez découvrir que vos pairs, vos voisins, vos collaborateurs, sans vous en parler peut être malheureusement, font affaire avec ce type d’outils là. Alors, si vous ne voulez pas être simplement dans la parade mais au devant de la parade, voilà. Ça s’appelle Facebook et michelleblanc.com vous donnera toutes les informations voulues à ce propos là.

André Hains, je vous remercie de nous avoir écoutés et on vous reviendra un peu plus tard avec un autre entretien du genre.